Pour le badaud lambda, une A610 ou une GTA, c’est la même chose. Il est vrai que hormis les phares rétractables et quelques retouches de carrosserie comme les prises d’air sur les ailes arrière, on note peu de différences avec la GTA. Pourtant c’est un travail considérable qui a été réalisé pour améliorer cette voiture. A part les vitres, on ne retrouve strictement aucune pièce de la GTA sur l’A610. Et contrairement à l’idée reçue, l’A610 n’est pas une extrapolation de la GTA US. Seulement les principes chers à Alpine et qui lui ont valu sont succès. Ainsi l’A610 comme l’A108 est composée d’un châssis-poutre sur lequel vient se coller une carrosserie en fibre de verre. La répartition des masses a été revue et corrigée, l’habitacle reprend -hélas ?- beaucoup de traits de la GTA mais est totalement reconditionné, les liaisons au sol sont également totalement revues et enfin pour propulser cette Alpine au rang des sportives les plus performantes du monde, le moteur voit sa cylindrée portée à trois litres, son couple maxi à 35,7 m.kg à 2900 tr/min seulement et sa puissance à 250 Ch. Ainsi montée l’A610 s’offre le luxe de dépasser la Porsche 911 Turbo, la Lotus Esprit V8, sa concurrente française la Venturi 260 et même les Ferrari. On note également un autre changement sur cette voiture qui s’appelle désormais Alpine et non Renault-Alpine. Ce retour aux sources essaie de redonner à Alpine son image de voitures sportives cependant le moteur se voit affubler d’un horrible losange.